La plupart des entreprises sont désormais conscientes du changement climatique et commencent à agir pour réduire leur impact environnemental – souvent en réduisant leur empreinte carbone. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Et comment une entreprise peut-elle commencer à calculer son empreinte carbone ?

Dans notre système économique actuel, la plupart de nos matériaux et de nos activités quotidiennes génèrent des émissions de gaz, tout comme leur chaîne d’approvisionnement. Que vous vendiez des produits emballés, que vous importiez ou exportiez des marchandises, que vous ayez une ferme ou même que vous conceviez des jeux vidéo, des émissions sont libérées quelque part dans la chaîne d’approvisionnement.

Qui doit alors assumer la responsabilité de ces émissions et comment les mesurer ? Par exemple, si une entreprise examine ses émissions de carbone sur une année, comment sait-elle si ses résultats sont bons ou mauvais ? Pouvons-nous traduire notre impact en données pertinentes ? C’est là que le calcul de l’empreinte carbone entre en jeu. Il permet non seulement aux entreprises et aux secteurs de comprendre et de mesurer leurs sources d’émissions, mais aussi d’identifier une utilisation excessive de l’énergie ou d’autres inefficacités.

Qu’est-ce que le calcul de l’empreinte carbone?

Le concept d’empreinte carbone personnelle a été popularisé par une campagne publicitaire de British Petroleum (BP). L’objectif principal était de faire passer le blâme des producteurs de pétrole aux consommateurs. Cette campagne partait du principe que la réduction des émissions devait d’abord venir des consommateurs. S’il est important que les consommateurs optent pour des options plus écologiques – aidant par la même occasion le marché à opérer une transition plus rapide – il ne faut pas perdre de vue que des engagements importants sont attendus de la part des entreprises et des gouvernements.

Le calcul de l’empreinte carbone est une première étape importante du processus de gestion du carbone. Il s’agit de la quantité de gaz à effet de serre (GES) émise par une entreprise ou une activité, mesurée en équivalents CO2 (Co2e). L’équivalent CO2 est la somme de toutes les émissions de GES converties en CO2, car toutes les émissions de GES n’ont pas le même potentiel de réchauffement global (PRG), ce qui signifie que certaines sont plus nocives que d’autres. Par exemple, une tonne de méthane (CH4) retient la chaleur dans l’atmosphère 28 fois plus qu’une tonne de CO2.

Le calcul de l’empreinte carbone peut être utilisé dans tous les secteurs d’activité, de la fabrication à l’agriculture et du transport à l’élimination des déchets. Même les industries qui n’ont pas d’émissions directes apparentes sont également responsables des émissions libérées pour atteindre l’étape finale. Par conséquent, l’empreinte carbone est divisée en trois champs d’application :

  1. Le scope 1 fait référence à toutes les activités qui sont directement liées à leurs opérations commerciales, telles que les véhicules de société ou les émissions provenant de la production. Les émissions indirectes sont réparties dans les deux autres scopes.
  2. Les émissions scope 2 sont des émissions indirectes provenant de l’achat d’électricité, du chauffage à la vapeur ou de la climatisation pour usage propre ; en d’autres termes, l’électricité utilisée dans votre bureau fait très probablement partie des émissions de scope 2.
  3. Les émissions de scope 3 comprennent celles provenant des transports (transport et distribution, déplacements quotidiens, voyages d’affaires, etc.), des déchets générés pendant ou après les opérations, des actifs loués et de la consommation indirecte d’électricité ou de gaz naturel utilisée par les fournisseurs, les entrepreneurs et les clients. Le scope 3 étant le plus difficile à mesurer, il est habituellement le dernier à être complété et représente généralement environ 60 % des émissions totales de GES.

De nombreuses industries qui n’ont pas d’émissions directes (scope 1) pourraient prétendre à tort qu’elles ont des émissions négligeables puisqu’elles ne gèrent pas directement la fabrication, ou qu’elles n’ont que des machines électriques. Pourtant, même si ces émissions indirectes (scope 3) ne sont pas perçues directement, il s’agit tout de même d’« externalités » qui doivent être prises en compte.

scope 1, 2 and 3 emissions

Prochaines étapes et avantages

La cartographie des émissions de CO2e peut ouvrir la voie à des améliorations en matière d’éco-conception, à l’optimisation des processus et à l’innovation en matière de modèle économique. Si votre entreprise n’est actuellement concernée par aucune des 1 810 politiques climatiques en vigueur dans le monde, vous pouvez vous attendre à de nouvelles réglementations à l’avenir, le changement climatique étant une priorité croissante dans de nombreux pays. De plus en plus d’entreprises doivent payer un prix pour chaque tonne de CO2e émise. Surveiller et réduire ses émissions de carbone ne devient pas seulement une obligation, mais aussi une opportunité commerciale pour devancer ses concurrents.

La première étape de l’action climatique consiste à comprendre notre impact afin de le réduire. Nous devons choisir la norme de comptabilisation des GES, définir les limites et recueillir des données, que nous utilisons ensuite pour calculer nos émissions à l’aide de facteurs d’émission. Après avoir calculé nos émissions, l’étape suivante consiste à vérifier notre empreinte carbone auprès d’un certificateur tiers. Une fois cela fait, nous pouvons divulguer nos émissions, fixer des objectifs et communiquer nos progrès.

Le calcul de l’empreinte carbone permet aux entreprises de prendre des mesures concrètes pour réduire leur impact sur l’environnement, en identifiant et en quantifiant les émissions de CO2e tout en assurant la transparence de la chaîne d’approvisionnement.

Il suffit d’un geste pour mesurer votre empreinte carbone. Vous pouvez changer l’héritage. Contactez l’équipe de Strive par mail pour découvrir nos solutions. Notre équipe est prête à vous aider à entamer votre voyage vers la neutralité carbone.

Écrit par Rodrigo Rebollar